Pour promouvoir la Caraïbe, Sweet Caribbean Holidays parie sur le marketing web

Sweet Caribbean Holidays est une jeune start-up Martiniquaise créée par Sarah Chillan Heusel et Annabelle Ferreri en 2016. Cette conciergerie moderne souhaite avant tout mettre en avant la Caraïbe et son patrimoine en y apportant notamment, des services de qualité à la hauteur de ses ambitions.

Qu’est-ce que Sweet Caribbean Holidays ?
Sweet Caribbean Holidays est une conciergerie de loisirs. Il s’agit plus précisément d’un service d’assistanat mais, nous nous définissons aussi comme un « laboratoire d’expériences caribéennes ». Nous proposons les mêmes services qu’une conciergerie classique mais, nous mettons l’accent sur les activités de loisir et la location saisonnière. Cela va de la réservation d’une table dans un restaurant au massage, mais nous délivrons des services un peu atypiques que l’on construit sur le patrimoine culturel, gastronomique et historique de la Martinique.

Sweet Caribbean Holidays est une idée qui est née il y a six ans et qui s’est concrétisée en novembre
2016. Que s’est-il passé entre l’idée et la réalisation de ce projet ?
Entre ces deux périodes, j’ai grandi ; je suis retournée aux Etats-Unis pour analyser mon marché, j’ai eu des expériences, ma stratégie de distributions et ma stratégie sur le terrain ont changé. Le marché a mûri. En effet, en six ans, l’intérêt pour la Caraïbe s’est intensifié, il y a eu plus de rotations aériennes. La Martinique et la Guadeloupe se sont préparées à accueillir des américains. Donc, quand j’ai su que la compagnie Norwegian arrivait, j’ai recommencé à travailler sur le projet et un an plus tard, j’ai rouvert l’entreprise.

Le marché américain semble être votre cible principale ?
C’est effectivement notre cible prioritaire. Nous avons des personnes sur place aux Etats Unis qui travaillent en free-lance. Ils démarchent pour nous des agences de voyage qui proposent nos services à leurs clients.

Quels sont les défis auxquels vous devez faire face ?
La saisonnalité des contrats avec les prestataires est une des difficultés rencontrées. Par exemple, nous proposons l’atelier de transformation de cacao qui est lié au patrimoine culinaire, et que nous permettons aux touristes de découvrir directement dans leur villa. Pour cela, nous travaillons avec un prestataire, originaire de Trinité, qui maîtrise parfaitement cette tradition. Nous l’avons averti qu’il s’agit d’une activité saisonnière et qu’en basse saison, l’activité est fortement ralentie mais que nous ne l’oublions pas. Il a accepté de jouer le jeu.

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Fin 2016, vous avez accueilli 5 influenceuses internationales et il y a quelques semaines, vous en avez
accueilli deux de plus, quel est le but de ce type d’actions ?
Cela nous permet tout d’abord de promouvoir les services de Sweet Caribbean Holidays et la Martinique dans sa globalité. Je suis dans une dynamique de reconquête du marché nord-américain et de montrer la Martinique sous un autre angle. Nous ne sommes plus à l’époque du tourisme de masse. Nous souhaitons mettre en avant l’expérience que l’on peut vivre ici et ne laisser aucune place à l’ennui. Il y a en effet, tellement de choses à faire, d’émotions à ressentir et de sensations à découvrir ! Nous avons profité de l’engouement qu’a René Daniella pour la Caraïbe pour l’inviter toute une semaine en Martinique. Le Comité Martiniquais du Tourisme a accepté de nous suivre et de nous accompagner sur l’opération. Nous avons construit tout son séjour sur l’île en nous associant à des partenaires de choix tels que Mercedes Benz, la distillerie Dillon ou encore l’opticien Hiwear.

Pensez-vous que tous les efforts nécessaires ont été faits de la part des acteurs touristiques
pour séduire cette clientèle moderne, dynamique et globe-trotter ?
Absolument, je pense que tous les efforts ont été faits car les 25-35 ans cherchent à voyager, à vivre des expériences. Les blogueuses ont répondu à un questionnaire avant leur arrivée en Martinique afin que l’on cible ce qu’elles aiment, ce qu’elles recherchent, ce qui les fait rêver. D’ailleurs ce questionnaire est envoyé à tous nos clients pour répondre au mieux à leurs besoins.

Peut-être est-il trop tôt pour le dire mais, avez-vous remarqué l’impact qu’ont eu ces influenceuses sur la fréquentation des lieux qu’elles ont visités ?
Oui tout à fait. Nous sommes justement dans l’analyse de l’impact de leur présence dans certains lieux. Pour le Domaine des bulles par exemple, le taux de réservations a augmenté. Nous appelons nos partenaires pour connaître le nombre de followers qu’ils ont gagnés en plus. Cela nous aide à quantifier les retombés économiques.

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Sarah Chillan Heusel avec la bloggeuse Renee Daniella (OwnByFemme)

Vous avez récemment signé un partenariat avec VillaVEO, pouvez-vous nous en dire un peu plus sur
les projets communs que vous avez mis en place ?
Nous avions déjà depuis la saison dernière beaucoup de prestations en villa et nous nous sommes rendues compte qu’être sur place était un canal de distribution en plus. Nous avons donc contacté VillaVEO pour leur proposer de créer cette antenne et de s’occuper de l’intendance (Sarah étant une ancienne gouvernante) basée essentiellement sur la relation client. Notre collaboration avec VillaVEO va encore plus loin car dans le but de mieux combler la basse saison, nous avons créé ensemble des séminaires en villa destinés aux entreprises souhaitant faire ce type de réunions ou des formations ailleurs qu’à l’hôtel.

Que pensez-vous des synergies que peuvent avoir les jeunes entreprises entre elles?
VillaVEO et SCH se suivent complètement dans la stratégie de développement touristique. Notre ambition est d’installer un service de qualité hôtelière dans les villas. Des propriétaires font appel à VillaVEO parce que les services proposés par Sweet Caribbean Holidays sont un avantage pour eux. Nous proposons des cours de yoga en villa, des brunchs etc. Ce sont des services en plus pour les clients, nous faisons de la livraison de paniers de fruits frais. Nous travaillons d’ailleurs avec une start-up, LE PETIT COCOTIER qui, dès que le client commande, livre les produits à la villa. Nous avons aussi mis en place l’option du « premier dîner » pour les touristes.

Votre service est-il abordable ?
Il est accessible à tout le monde. Les propriétaires ont le choix entre les pots d’accueil basiques, et d’autres avec champagne et macarons. Nous avons associé nos produits à nos services pour que cela plaise à tout le monde.

Après 10 mois d’existence, quel bilan tirez-vous ?
Un challenge. En un an, nous sommes passées par toutes les étapes que rencontre l’entrepreneur à ses débuts. L’embauche, la trésorerie, la recherche du produit et du service qui permettront de pérenniser les activités de l’entreprise. Il y a aussi le challenge de la saisonnalité car la basse saison est difficile, mais nous profitons de ce temps pour retravailler notre stratégie de développement, de marketing, de communication etc. C’est aussi un bilan très positif. Nous avons par ailleurs intégré la technopole de Martinique depuis juin dernier. Nos bureaux y sont hébergés pendant un an.

Pensez-vous avoir été bien accompagnée lors de la création de votre start-up ?
Nous nous sommes entourées d’autres entrepreneurs et de conseillers qui sont bien implantés dans le tissu économique de l’île et qui ont pu nous diriger vers d’autres personnes. Nous avons rencontrer les bonnes personnes, ils ont su nous donner notre chance. Nous conseillons aux personnes désirant se lancer dans l’entrepreneuriat de s’entourer de personnes qui veulent aller dans la même direction qu’eux.

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