Les bateaux de croisière : une menace pour la qualité de l’air à Fort de France ?

De décembre 2018 à avril 2019, MadininAir a, sur demande de la CACEM  réalisé une étude afin de mesurer l’impact des émissions des navires et notamment des bateaux de croisière sur la qualité de l’air dans la capitale.

L’étude portait sur les concentrations de trois polluants : le dioxyde de soufre (SO2), les oxydes d’azote (NOx) et les particules fines PM10. Elles ont été mesurées en continu, à l’entrée du quartier Texaco, sur la Savane et au Fort Saint Louis à partir de trois points de mesure situés, sur la Savane, sur le parking de la CFTU ainsi qu’au Fort Saint Louis. Les trois polluant étudiés peuvent pénétrer dans les fines ramifications des voies respiratoires. Une exposition à long terme engendre l’altération de la fonction pulmonaire et des risques de troubles respiratoires.

La présence de bateaux a une influence sur la qualité de l’air foyalais

« L’activité des bateaux de croisière impacte les concentrations en dioxyde de soufre (SO2) et dioxyde d’azote (NO2). Ces deux polluants sont systématiquement en augmentation lors de la présence des bateaux. Toutefois, sur les 3 sites de mesure, les normes en vigueur la protection de la santé sont respectées pour ces deux gaz », précise Madininair.
Ainsi, selon le rapport “ […] le site du Fort Saint-Louis présente toutefois un risque modéré de dépassement en dioxyde de soufre SO2. Bien que cette zone soit soumise à plusieurs sources potentielles de SO2, les pics de SO2 ont été majoritairement enregistrés lors de la présence des bateaux de croisière. Ce composé semble toutefois se disperser rapidement et majoritairement vers la mer.  […] Concernant les concentrations en PM10, son évolution ne semble pas être corrélée avec la présence des bateaux de croisière. […]”. Les niveaux de pollutions sont, pour la zone de la Savane et Texaco, en dessous des normes réglementaires.

Concernant les particules fines, les mesures prises sur les trois sites se révèlent être inférieures au seuil de 50 µg/m3. En effet, les maximums mesurés sur ces sites semblent principalement être influencés par les épisodes régionaux de brume de sable, notamment le 16/02/2019, correspondant au maximum journalier pour ces 3 sites qui était de 47 µg/m3 pour le Fort, 41 µg/m3 pour le parking de la CFTU et 42 pour la Savane.

Les émissions des voitures ne doivent pas être négligées

L’étude attire l’attention sur le fait que ces zones sont, en heure d’affluence très fréquentée par les automobilistes, autre source de pollution. En outre, la force et l’orientation des vents, tout comme la pluviométrie ou les brumes de sables ont également des conséquences sur la qualité de l’air dans la zone.

Le rapport complet est disponible ici.

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