On a testé – Veille Tourisme Antilles https://www.veilletourismeantilles.com Magazine d'actualité économique sur le tourisme aux Antilles Mon, 08 Apr 2019 08:26:27 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.9.8 https://static.veilletourismeantilles.com/wp-content/uploads/2016/06/07211706/logo-vta-150x150.png On a testé – Veille Tourisme Antilles https://www.veilletourismeantilles.com 32 32 10 bonnes pratiques touristiques vues à Saint-Barth https://www.veilletourismeantilles.com/10-bonnes-pratiques-touristiques-vues-a-saint-barth/ https://www.veilletourismeantilles.com/10-bonnes-pratiques-touristiques-vues-a-saint-barth/#comments Thu, 23 Feb 2017 10:30:45 +0000 https://www.veilletourismeantilles.com/?p=2718 Dans le cadre de l’événement Saint-Barth Smart Island sur la thématique des Séjours connectés, j’ai été invitée à intervenir en conférence de clôture sur le tourisme, le luxe et l’innovation. Ma présentation complète est disponible ici. J’ai pu visiter l’île pendant 5 jours puisque j’avais une voiture de location à ma disposition. Je n’avais aucun […]

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Dans le cadre de l’événement Saint-Barth Smart Island sur la thématique des Séjours connectés, j’ai été invitée à intervenir en conférence de clôture sur le tourisme, le luxe et l’innovation. Ma présentation complète est disponible ici.

J’ai pu visiter l’île pendant 5 jours puisque j’avais une voiture de location à ma disposition. Je n’avais aucun chaperon m’indiquant où je devais aller ou ce que je devais voir, comme c’est le cas pendant certains voyages de presse. J’ai pu librement aller discuter avec des serveurs, des vendeurs, des institutionnels, des touristes.

J’avoue qu’en prenant mes différents avions, je me disais, bienvenue au pays du luxe où tu ne pourras pas te payer un verre d’eau ! En réalité, non.

Saint-Barth a de l’argent et ça se voit, Saint-Barth est relativement cher et ça se sent, mais c’est finalement du luxe assez informel, non ostentatoire – hormis les énormes yachts amarrés à Gustavia, la capitale, et les villas tapies derrière des haies.

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Et voici 10 initiatives qui ont retenu mon attention.

  1. Bien que l’île soit française, les commerces acceptent les dollars

60% de la clientèle de Saint-Barthélémy (Saint-Barth pour les intimes comme moi maintenant !) est nord-américaine. Les commerces se sont adaptés et il est possible de régler en dollars, même si le change est donné en euro.

  1. Il n’y a pas de panneaux publicitaires

Cette absence de pollution visuelle repose les yeux. Nous ne sommes pas assaillis d’offres proposant du poulet à 10€ le kilo jusqu’au 3 avril ; de visuels criards incitant à se procurer le dernier forfait téléphone. Il y a peu, voire pas du tout, de câbles électriques dans les airs. Les paysages sont forcément plus beaux et on peut prendre des photos de qualité. #Selfie

  1. La taxe de séjour collectée est supérieure à 7 millions d’euros

Le parc d’hébergement de Saint-Barth est principalement composé de villas individuelles et d’une trentaine de petits hôtels. Les propriétaires semblent jouer le jeu des taxes locales, ce qui permet à la collectivité d’avoir une trésorerie intéressante.

  1. Il n’y a quasiment que des voitures automatiques

Là encore, pour s’adapter à la clientèle américaine et aux routes plutôt pentues, l’immense majorité des véhicules à disposition permet de se passer d’embrayage.

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D’ailleurs, de nombreux touristes optent également pour les scooters ou les quads – toujours avec leur casque sur la tête. 

quad

 

  1. Les plages sont nettoyées

A l’échelle du monde, Saint-Barth est minuscule : 21km2. Mais l’île propose plus d’une dizaine de plages, qui, disons le franchement sont vraiment belles.

Gouverneur Beach

Gouverneur Beach

Toutefois, la beauté naturelle n’étant pas suffisante, les plages sont régulièrement nettoyées, paraît-il pour « aérer le sable ». D’ailleurs, parmi toutes celles que j’ai visitées, la majorité était interdite aux animaux.

Enfin, on peut trouver des canettes suspendues qui attirent l’attention : il faut en réalité les utiliser comme des cendriers pour les fumeurs.

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  1. Les plages sont publiques

Cela peut étonner mais toutes les plages sont en accès libre. Même celles qui sont partagées avec des hôtels situés littéralement les pieds dans l’eau. Pour une île qui abrite des villas très cossues, je trouve que cet équilibre est intéressant. Les personnes ayant loué un transat sont sur leurs transats, les autres sont sur leurs serviettes ou sur le sable.

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  1. Il est possible de faire appel à une « Brigade verte »

Cette équipe, qui dépend des services techniques de la collectivité, est chargée de nettoyer les plages et les routes. Si vous voyez un coin de l’île qui mérite un coup de balai, vous pouvez faire appel à eux.

Cette idée que Saint-Barth prend soin de son environnement est capitale.

  1. Dans 5 ans, toute l’île sera connectée à la fibre

Le territoire veut faire du numérique un levier de diversification économique et d’attractivité touristique.

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En effet, les touristes venant à Saint-Barth souhaitent souvent continuer à travailler en parallèle de leur villégiature, or jusqu’à présent, la connectivité n’était pas optimale ce qui les poussait à réduire leur séjour. Avec la fibre, l’objectif est de renverser la tendance. Elle est déjà disponible dans tous les hôtels de l’île et la collectivité prévoit de la généraliser aux villas louées en location saisonnière ainsi que pour les résidents.

  1. Le tourisme crée une multitude de métiers

Chauffeur, gouvernante, majordome, concierge, serveur, bagagiste, réceptionniste, femme de chambre, pisciniste entre autres pour les emplois directs. A ceux-là s’ajoutent les entreprises de réparation de climatisation, les coiffeurs, les assistants personnels, les jardiniers, les babysitters pour divertir les enfants des touristes etc…Conclusion : plein emploi. Certes, il y a beaucoup de saisonniers et Saint-Barth ne compte que 9000 résidents. Mais tout de même.

  1. L’île est sûre

Je ne sais pas si on peut vraiment qualifier cela de bonne pratique, mais ce qui est certain, c’est qu’on ne sent pas de délinquance ou de danger à Saint-Barth.

Généralement, en voyageant seule, on peut être confrontée à des situations délicates, mais là, je n’ai rien ressenti de tel pendant mon séjour, ni sur les routes, ni en marchant le soir dans le centre-ville.

Enfin, trois anecdotes qui illustrent le service, la bienséance, la cordialité, appelons-ça comme on veut qui règne sur l’île.

Qu’on aille dans un bar, dans un hôtel ou même à la station d’essence, il y aura toujours quelqu’un pour vous aider, qu’il s’agisse d’un professionnel ou d’un particulier. Il y a une capacité à identifier rapidement le besoin, à l’anticiper parfois, à trouver des réponses souvent.

A la station-service (automatique), je ne parviens pas à trouver comment on ouvre mon bac d’essence. J’ai beau fouiller, tourner, rien. Je décide alors de me garer sur le côté pour laisser passer les autres automobilistes. Un homme s’approche, se gare et me dit « si vous voulez bien, je vais vous aider ». Ensemble, nous trouvons la petite manette située sous le tableau de bord. Je le remercie, il s’en va. Simple et efficace.

Lors d’un cocktail dans un hôtel – Le Guanahani pour ne pas le citer – je renverse par mégarde la coupe de champagne d’un des invités. L’une des serveuses nettoie rapidement, tandis que l’un des serveurs apporte rapidement une autre coupe de champagne. Simple et efficace.

Autre jour, autre cocktail (dis-donc, c’est la belle vie !). Riz et poulet, oh zut, pas de sauce. Je demande s’il est possible d’en avoir. Le serveur me dit de lui donner deux minutes pour aller m’en faire une ! Oh yeah !

Allez, rassurez-vous, j’ai aussi vu un homme élever la voix contre un autre à l’aéroport et apparemment se loger à Saint-Barth est excessivement cher. Il n’y a pas de crèche. Vous voyez que tout n’est pas parfait 😉

Vous êtes déjà allés à Saint-Barth ? Vous avez aimé/détesté ?

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Pointe-à-Pitre – Pôle Caraïbes en bus Karu’Lis : une expérience mitigée https://www.veilletourismeantilles.com/pointe-a-pitre-pole-caraibes-bus-karulis-experience-mitigee/ https://www.veilletourismeantilles.com/pointe-a-pitre-pole-caraibes-bus-karulis-experience-mitigee/#comments Thu, 13 Oct 2016 10:15:39 +0000 https://www.veilletourismeantilles.com/?p=1893 Plus besoin de prendre un taxi ou de mobiliser un proche pour se rendre à l’aéroport Pôle Caraïbes de Pointe-à-Pitre…  En effet, depuis juillet dernier, quatre nouvelles lignes de bus du réseau de transport Karu’Lis permettent de s’y rendre. Mais qu’en est-il vraiment ? Il est 11 heures. Température aux alentours de 28°C. Nous sommes […]

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Plus besoin de prendre un taxi ou de mobiliser un proche pour se rendre à l’aéroport Pôle Caraïbes de Pointe-à-Pitre…  En effet, depuis juillet dernier, quatre nouvelles lignes de bus du réseau de transport Karu’Lis permettent de s’y rendre. Mais qu’en est-il vraiment ?

Il est 11 heures. Température aux alentours de 28°C. Nous sommes mi-septembre, près de deux mois après l’arrivée des nouvelles lignes de bus Karu’Lis, le réseau de transport en commun qui dessert les communes adhérentes au SMTPCM (Syndicat Mixte des Transports du Petit Cul de Sac Marin). Les bus oranges sillonnent donc les communes de Pointe-à-Pitre, Les Abymes, Baie-Mahault, Le Gosier et d’autres secteurs du Lamentin et de Sainte-Anne.

Seules quatre communes offrent un départ en direction de l’aéroport. Du côté de Baie-Mahault, le rendez-vous est donné devant le Centre commercial de Destreland ou encore le World Trade Center. Plus au centre de l’île, du côté de la Grande Terre, vous pouvez également embarquer à Pointe-à-Pitre devant le Centre hospitalier ou encore à Saint-Félix au Gosier.

Etape 1 – L’agence commerciale

Après une balade matinale au marché des épices, direction l’agence commerciale de la compagnie de bus, à Pointe-à-Pitre pour effectuer les dernières vérifications : horaires, tarifs et itinéraire. Malgré quelques recherches sur le site, il semblait plus prudent d’aller sur place.

Première désillusion : « Le bus pour l’aéroport est à 12h45, m’indique-t-on à l’accueil. Vous devez aller le récupérer devant l’ancien Centre des Arts ». Le précédent était à 10h30. Avec un bus chaque deux heures, c’est parti pour une heure trente d’attente.

Pas pratique. D’ailleurs Shannael qui emprunte cette ligne quotidiennement pour se rendre au boulot en connait un rayon.

Je commence à travailler à l’aéroport 9 heures. J’ai deux possibilités : je prends celui de 6h30 et j’arrive beaucoup trop tôt. Ou alors j’opte pour le créneau 8h30 et je suis en retard.

Elle a choisi la deuxième option.

12h30 – L’attente à l’abribus

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Rendez-vous devant l’ancien Centre culturel de Pointe-à-Pitre actuellement en travaux. À l’abribus, d’autres utilisateurs patientent également. « Ici, c’est assez fréquent d’attendre le bus plus d’une heure, raconte Marius un jeune homme de 22 ans qui va aussi à l’aéroport. C’est l’une des raisons pour lesquelles, je dois toujours avoir une bonne playlist ». Plutôt optimiste, Marius préfère voir le verre à moitié plein. « Avec les nouveaux bus, il fait beaucoup moins chaud qu’avant », souligne-t-il, casque sur la tête. « Et d’ailleurs, maintenant ça coûte aussi moins cher ».

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Prix du trajet à l’unité : 1€20. Avec la nouvelle organisation, vous pouvez aussi opter pour un abonnement trimestriel, semestriel ou annuel. Par exemple, pour un abonnement mensuel « Karu Liberté » qui représente un tarif normal, il faut débourser 36 euros en zone 1 (Pointe-à-Pitre, et communes limitrophes) et 54 euros en zone 2 (Mare-Gaillard au Gosier, Sainte-Anne…).

Mais, recharger son pass peut être une vraie mission. « Je me rappelle d’une fois où j’avais oublié de recharger ma carte », raconte Maïté rencontrée à l’abribus. « Comme l’agence ouvre à 8h30 et qu’il est impossible de recharger autre part ma mère a dû me déposer à l’école ». Désormais la jeune étudiante de 19 ans anticipe. Mais la bonne nouvelle, c’est que fin septembre Karu’Lis a lancé sa première borne automatique par carte bancaire. Finis donc les détours matinaux et les « plans galères ».

Trêve de bavardages.

12h45 tapantes – Le bus est à quai.

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Ce jour là, seules six personnes embarquent en direction de l’aéroport. « Il n’y a jamais beaucoup de monde », fait remarquer Shannael.

Par manque de confiance ou de fiabilité, les gens ne prennent pas le risque d’aller à l’aéroport en transport public

commente l’un des seuls passagers ayant des bagages.

C’est aussi une première pour ce couple qui part en vacances en Italie. « Des amis nous ont déposé à Pointe-à-Pitre », explique Justine qui affiche déjà une humeur caliente. « Cela nous évite de laisser notre voiture dans le parking de l’aéroport ».

Départ immédiat

Aucune indication n’est disponible dans le bus. Après le Centre des Arts, en passant par le quartier pointois de Lauricisque, prochain arrêt : le rond-point Miquel. Bus privés et bus du réseau Karu’Lis se côtoient pendant que la symphonie des klaxons bat son plein. Finalement les bus « marrons » (NDLR : non officiels) sont encore sur les routes. L’organisation est un peu bancale. Mais, impossible d’avoir une explication du côté des syndicats des transports.

Entre midi et deux, personne n’échappe aux embouteillages du Raizet. Là, encore il ne faut pas être pressé. 13h10. Nous sommes au niveau du centre commercial Milénis, aux Abymes. L’aéroport est juste derrière, mais le trajet est plus complexe. Le chauffeur poursuit sa route vers le bourg des Abymes. Après la MJC, un détour par Boisripeaux avant de rejoindre la ZAC de Dothémare. Enfin nous prenons la rocade pour rejoindre le terminus.

13h46 : Arrivée à l’aéroport Pôle Caraïbes

En somme, il faut compter une heure pour effectuer les 7 kilomètres permettant de rejoindre l’aéroport au départ de Pointe-à-Pitre. En voiture, vous en avez pour une quinzaine de minutes. Ce jour-là, le prochain départ en sens inverse est prévu à 15h30. Autre grande surprise, le bus repart à vide. « C’est encore le début », justifie le chauffeur. « Il faut un peu de temps pour trouver le bon rythme ».


Finalement, est-ce pratique pour les touristes ? La réponse est mitigée quand on voit le manque de flexibilité au niveau des horaires. Une navette serait peut-être plus appropriée pour rejoindre l’aéroport. Parce qu’avec Karu’Lis, si l’idée est bonne, la route est vraiment longue et sinueuse.

Vous souhaitez que l’on teste autre chose ? Envoyez-nous un email à info @ veilletourismeantilles.com 🙂

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